Coupes budgétaires sur le Plan Très Haut Débit

Sommaire

Le Plan Très Haut Débit est menacé par des coupes budgétaires récentes. Ces annulations de crédits, estimées à plusieurs millions d’euros, compromettent sérieusement les progrès réalisés dans le déploiement de la fibre optique. Les acteurs du secteur des télécommunications et les collectivités locales s’inquiètent des conséquences de ces décisions sur l’objectif du Plan Très Haut Débit.

Le Plan Très Haut débit

Depuis plusieurs années, la France s’est engagée dans un ambitieux projet de déploiement de la fibre optique à l’échelle nationale, connu sous le nom de Plan Très Haut Débit. Ce plan vise à offrir à tous les citoyens un accès à internet à haut débit, indispensable à l’ère numérique actuelle. Initié par le gouvernement français et porté par divers acteurs du secteur des télécommunications, le Plan Très Haut Débit représente un effort concerté pour combler le fossé numérique et stimuler le développement économique à travers le pays.

Un décret menace le déploiement de la fibre optique

Le décret du 21 février 2024 a entraîné des annulations de crédits budgétaires affectant directement le financement du déploiement de la fibre optique en France. Ces coupes budgétaires, d’un montant significatif, portent un coup dur aux efforts entrepris dans le cadre du Plan Très Haut Débit.

Selon les rapports, ces annulations de crédits mettent en péril les efforts considérables déployés pour étendre l’accès à la fibre optique à travers le territoire français. Les conséquences directes de ces annulations se traduisent par des retards, voire l’abandon pur et simple, de nombreux projets de raccordement à la fibre optique, compromettant ainsi l’objectif de fournir une connectivité haut débit à l’ensemble de la population.

Plan Très Haut Débit en péril : des coupes budgétaires menacent le déploiement de la fibre optique - Phoenix

Les acteurs de la télécommunication consternés

L’Association des Maires de France (AMF) ainsi que l’Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel (AVICCA) ont exprimé leur préoccupation quant aux répercussions de ces annulations budgétaires. Ces associations soulignent l’importance cruciale de maintenir les investissements dans les infrastructures de télécommunications, en particulier dans le contexte actuel où la connectivité numérique est devenue essentielle pour le développement économique, l’éducation et l’accès aux services publics.

Infranum, la fédération fédération française de professionnels du secteur des infrastructures de télécommunications. s’inquiète tout autant : « Le plan France Très Haut Débit se trouve menacé par des coupes budgétaires sans précédent. Les 96 millions de crédit d’engagement sont amputés de quasiment 38 millions, soit environ 40 % de ce qui était prévu. Pire encore, 117 millions de crédits de paiement se retrouvent annulés », fait-elle savoir.

Les coupes budgétaires soulèvent également des questions quant à la cohérence des politiques gouvernementales en matière de déploiement de la fibre optique. Alors que la France s’était fixée des objectifs ambitieux en termes de couverture numérique, les réductions budgétaires risquent de compromettre la réalisation de ces objectifs et de créer un fossé numérique encore plus grand entre les zones urbaines et rurales.

Des défis demeurent

Cependant le plan France Très Haut Débit fait face à d’importants défis :

  • Finaliser les raccordements, notamment dans les zones rurales où l’inclusion sociale et l’égalité d’accès aux services essentiels sont en jeu ;
  • Accroître chaque année le nombre de nouveaux bâtiments rendus raccordables (+ 400 000) ;
  • Mettre en place des mécanismes robustes pour garantir la résilience des réseaux d’initiative publique ;
  • Assurer la viabilité économique à long terme de ces réseaux ;
  • Accompagner la transition progressive vers l’abandon du réseau cuivre d’ici 2030 ;

En outre, la réduction drastique du fonds vert, notamment avec la suppression de 400 millions d’euros, affecte sévèrement les politiques environnementales, pourtant essentielles au développement des territoires durables et connectés. De même, la diminution des aides aux centres de formation, en particulier dans le domaine de l’alternance, remet en question la capacité de notre secteur à répondre à la demande croissante en main-d’œuvre qualifiée, alors que les besoins en personnel devraient augmenter de manière significative d’ici 2030.

En bref

Le décret du 21 février 2024 marque donc un tournant inquiétant dans la trajectoire du déploiement de la fibre optique en France. Si des mesures correctives ne sont pas prises rapidement pour rétablir les crédits annulés et garantir un financement adéquat pour les projets de raccordement, le pays risque de voir ses ambitions numériques sérieusement compromises. Il est impératif que le gouvernement réévalue ses priorités budgétaires afin de garantir que la connectivité à haut débit devienne une réalité pour tous les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence.


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